Organisme Formateur agréé par Emploi-Québec - Agrément # 0057911

Le blogue de Solutions & Co.

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Le tatouage au travail : Est-ce encore un tabou?

Le tatouage, jadis associé à la rébellion, la criminalité, la délinquance, l’appartenance à un gang et le machisme, est devenu un phénomène contemporain d’affirmation de son identité et d’expression de sa personnalité. D’ailleurs, selon un sondage Ipsos Reid, près d’un Canadien sur quatre est tatoué.

Cependant, malgré une certaine démocratisation et déhiérarchisation, le tatouage peut encore avoir des connotations négatives et provoquer de la discrimination et des préjugés dans certains milieux de travail.

Les droits de chacun s’entrecroisent

Selon la Charte québécoise des droits et libertés, toute personne a droit à la liberté d’expression, ce qui inclut maintenant les tatouages et votre employeur ne peut vous demander de les cacher, sauf si l’image est considérée comme haineuse ou offensante. Mais l’organisation peut avoir préséance sur vos droits dans certains cas. L'employeur peut apporter des restrictions ou des interdictions sur la tenue vestimentaire ou l’apparence si elle porte atteinte à l'image et à la réputation de l'organisation (tatouage, piercing, etc…) ou la santé et la sécurité du travail (barbe, bijoux, etc…) au moyen de directives ou d’un contrat de travail. Tel droit doit être exercé prudemment afin de rédiger une politique claire, de caractère raisonnable et non arbitraire qui spécifie les restrictions qu’il souhaite imposer sans être discriminantes.

Il est conseillé de prendre connaissance de tout règlement, politique, contrat ou manuels d’éthique stipulant ce sujet dans votre organisation. Aller à l’encontre de ces règles devient un manquement à une condition de l’emploi.

Les premières impressions 

Mais au-delà de la loi, il y a le facteur humain… Dès les premiers moments d’une nouvelle rencontre, le cerveau traite une grande quantité de signaux, de ce que la personne dit (langage verbal) à la posture, l’apparence, la gestuelle, la démarche (langage non-verbal) au volume, la prononciation, le débit, le ton (langage para-verbal) et en fait une interprétation globale – une première impression.

Un groupe de travail de l’université de Princeton énonce qu’il suffit de seulement cent millisecondes pour formuler un jugement ferme et définitif sur quelqu’un. Et il suffit d’un dixième de seconde pour décider si une personne est attirante, fiable, sympathique et même… compétente. Un tatouage, au même titre qu'une coiffure, qu'un maquillage ou une tenue, est un indice non-verbal qui contribue à cette première impression.

Nicholas Rule, chercheur de l'université de Toronto affirme que "Nous jugeons les livres par leurs couvertures, et nous ne pouvons pas nous empêcher de le faire". Ce comportement humain remonte au début des temps. Pour assurer sa survie, l’homme préhistorique devait rapidement décider si ce qui était devant lui était un ami ou un ennemi; s’il devait fuir ou attaquer. Ce réflexe est enfoui dans notre cerveau reptilien et est omniprésent dans nos réactions instinctives. Il s’agit d’un processus inconscient souvent conditionné par notre mémoire ou notre éducation. Cette première impression est naturelle, inévitable et indélébile!

Négliger ce questionnement et ne pas s’y adapter ne fait que diminuer votre crédibilité et votre influence à leurs yeux.  Et si l’impression que vous donnez n’est pas en syntonie à laquelle ils s’attendaient… même si vous assumez pleinement vos tatous, interagir avec eux deviendra plus difficile, moins fluide, plein de distorsions et de mauvaises interprétations pouvant générer des malentendus... Et malheureusement, c’est vous qui en subirez les conséquences.

À chaque culture ses codes

Le tatouage n'est pas nécessairement compatible avec toutes les professions et domaines d'activité et, selon la profession ou le métier que vous souhaitez exercer, les tatouages seront plus ou moins tolérés, acceptés, appréciés voire admirés.

Certains secteurs d’activité sont plus ouverts et valorisent la créativité et l’expression personnelle, tandis que certains milieux professionnels sont plus formels, et souhaitent transmettre une image de rigueur, d’objectivité, de confiance par une présentation soignée et sobre. Dans ces cas le tatouage se doit d'être plus... discret - pour respecter la neutralité et la formalité qui pourrait être exigée par l’organisation.

En matière de tatouage, l’image corporative doit être un élément clé à considérer. Il faut faire preuve de discernement, tout dépend du contexte et du type d’emploi. Il est nécessaire de comprendre la culture de l’organisation (ses règles implicites), sa philosophie (ses valeurs), la nature de l’emploi… Et surtout, avec qui vous serez en contact!

C’est une question d’interprétation

Votre apparence est un indicateur de votre jugement et inspire (ou pas) confiance en vos habiletés et à votre rôle. Ces interprétations ne sont ni correctes ni incorrectes, il n’y a pas de pour ou contre, de bon ou mauvais, de légal ou illégal, de juste ou pas juste, mais seulement une congruence ou une incongruence avec le message que vous voulez transmettre à celui à qui vous souhaitez offrir des produits ou services.  

Nos clients proviennent de milieux divers et leurs perceptions, leur raisonnement, leurs valeurs et leur style varient en fonction de leurs interprétations. Le tatouage, puisque vecteur de messages très personnels, peut encore, pour certains, avoir des connotations négatives et être interprété comme un indicateur de manque de professionnalisme et de sérieux ou d’anticonformisme et ainsi projeter une image divergente de celle que vous souhaitez véhiculer.

Il est tout à fait légal et correct d’avoir des tatous. On est libre de s’exprimer comme on veut. Mais on ne peut s’attendre à ce que tout le monde l’accepte de la même manière. 

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Tattoos in the Work Place: is it Still a Taboo Topic?

Tattoos, once associated with rebellion, crimes, delinquency, gang membership, and machismo, has now become a modern phenomenon of self affirmation and expression. Incidentally, according to an Ipsos Reid survey, close to one in four Canadians is tattooed.

However, despite some democratization and hierarchies flattening, tattoos can still carry some derogatory overtones and can induce discriminations and prejudices in some work environments.

The rights of all individuals intertwined with one another

According to the Quebec Charter of Human Rights and Freedoms, each individual has a right to a freedom of expression, which now includes tattoos, and your employer can not ask you to hide them, unless the object of the tattoo itself is considered hateful or offensive. Although, in some cases the organization could prevail over your rights. The employer can impose restrictions or prohibitions regarding the dress code or someone’s look if it causes any damages to the organization’s image and reputation (tattoos, piercings, etc.), or if it causes any work’s health and safety issues (beards, jewellery, etc.) by means of directives or a work contract. Such right must be exercised cautiously in order to draw up a clear, reasonable, and fair policy stating any restrictions the organization would see enforced without being discriminatory.

It is recommended to have yourself acquainted with any rule, policy, contract, or ethic guides mentioning this topic in your organization. Going against those rules becomes a breach of an employment condition.

 

First impressions

But beyond the law, there is the human factor… from a new encounter’s very first moments, the brain is processing a large quantity of signals, from what the person is saying (verbal communication) to the posture, the appearance, the gestures, the gait (non verbal communication) and to the volume, the pronunciation, the speed, and the tone (para verbal communication), and makes a general interpretation – a first impression.

A study group from Princeton University states that only one hundred milliseconds are required to form a firm and final judgment about someone. And only one tenth of a second to decide if a person is attractive, reliable, amicable, and even … qualified. A tattoo, just like a hairstyle, a makeup, or an outfit, is a non verbal clue contributing to the first impression.

 "We judge books by their covers, and we can't help but do it," says Nicholas Rule, researcher of the University of Toronto” This human behavior can be traced back to the beginning of times. To ensure its survival, the prehistoric man had to quickly decide if what was in front of him was a friend or an enemy; if he had to fight or flight. This reflex is buried in our reptilian brain and is ubiquitous in our instinctive reaction. It is an oblivious process, often conditioned by our memory or our upbringing. This first impression is natural, inevitable, and indelible!

Overlooking this process and not adapting to it only diminishes your credibility and your influence to their eyes. And if the impressions you give off is not in tune / harmony with the one they were expecting… even if you wear your tattoos with pride, interacting with employers will become more difficult, bumpier, full of distortions and misinterpretations which may cause misunderstandings … And unfortunately, you will be suffering the consequences.

To each culture its codes

Tattoos are not necessarily compatible with all professions and fields of work, and depending on the career or occupation you wish to have, tattoos will be more or less tolerated, accepted, appreciated perhaps even admired.

Some field of expertise are more open minded and value the creativity and the self expression, while some are more formal, and want to give off a more rigorous image of impartiality, confidence by means of a fitting and polished appearance. In those cases, a tattoo must be more … discreet – in order to respect the neutrality and formality required by the organization.

In terms of tattoos, corporate image must be a key element to consider. One should show some caution, all depending on the kind of employment and the context. It is essential to understand the organization’s culture (its implied rules), its philosophy (its values), the nature of the job… And above of all whom will you be in contact with!

It’s a matter of interpretation

Your appearance is an indicator of your judgement and inspires (or not) confidence in your abilities and your role. Those interpretations are neither correct nor incorrect, there is no for or against, bad or good, legal or illegal, fair or unfair, but only a congruity or incongruity with the message that you want to deliver to whom you are offering products or services to.

Our clients come from various environments and their perceptions, reasoning, values and style vary depending their interpretations. Tattoos, being a medium of really personal messages, can still, for some, have a negative ring and be interpreted as an indicator of a lack of professionalism and conscientiousness, or as non-conformism, hence projecting a differing image from the one you want to convey.

It is entirely legal and fine to have tattoos. You are free to express yourself however you want. But you cannot expect it to be accepted the same way by everyone.

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L’IMAGERIE MENTALE : POUR LE DÉVELOPPEMENT ET L’INTÉGRATION DES « SOFT SKILLS »

Voici le deuxième des deux articles dédiés à l’imagerie mentale. Dans l’article précédent nous avons expliqué la technique et la façon dont elle contribue à la performance et au développement de l’intelligence émotionnelle. Cet article s’attardera sur le processus étape par étape afin de l’utiliser dans l’apprentissage et l’intégration des « Soft Skills » telles que la gestion des émotions, la gestion du stress, parler en public, l’adaptabilité, l’influence, la créativité, la gestion de conflits, etc.

Nous avons défini l’imagerie mentale comme étant une technique d’entraînement mental que les gens performants utilisent pour se préparer à l’action, répétant et entraînant leurs pensées, leurs sentiments et leurs comportements dans le but d'optimiser les performances et le bien-être. Bien qu'elle soit fréquemment utilisée pour améliorer les performances physiques, les activités qui incluent une composante cognitive et émotionnelle peuvent être améliorées avec l’imagerie mentale.

L’imagerie mentale est une excellente technique pour reprendre le contrôle, trouver un équilibre et renforcer notre endurance émotionnelle. Prendre du recul vis-à-vis ses émotions et les regarder en tant qu’observateur change la façon dont le cerveau traite les sentiments.

L’imagerie mentale étape par étape

Étape 1: Préparez-vous physiquement, émotionnellement et mentalement

L’imagerie mentale est bien plus productive lorsqu’on se trouve dans un état de grande disponibilité mentale. Assurez-vous de mettre de côté vos préoccupations courantes et éliminer les distractions afin de favoriser la création d'images et permettre de maximiser le potentiel du cerveau (ondes alpha : 15 fois plus d’apprentissage… En général, nous sommes en mode bêta).

Étape 2 : Faites un « Post-Mortem »

Un « Post Mortem » est un examen rétrospectif de l’événement ou de la situation que vous souhaitez changer ou améliorer. C’est l’occasion d’analyser vos performances passées et d’évaluer vos décisions et vos actions. Examinez la situation et passez en revue ce qui s'est produit. Demandez-vous:

  • Qu’est-ce que je trouve particulièrement difficile ou dérangeant?
  • Qu’est-ce qui est pour moi, source de tension, ou qui cause une réaction de ma part?
  • Qu’est ce qui se passe en moi?
  • Comment je réagis?
  • Est-ce que j’aurais voulu agir différemment?

La clé de cette technique réside dans la capacité de remettre en question vos réactions émotionnelles plutôt que de simplement les subir.

Étape 3: Imaginez mentalement la performance

À cette étape on se sert de la visualisation pour développer et élaborer des stratégies plus efficaces. Demandez-vous comment vous pouvez changer votre action, votre façon de penser, recadrer les situations – les voir différemment :

  • Comment aimerais-je agir?
  • Qu’est-ce que je voudrais dire?
  • Qu’est-ce que je pourrais faire pour garder mon calme la prochaine fois ?
  • Comment aimerais-je traiter la situation?
  • Qu’est‐ce que je ferai de différent la prochaine fois?

C’est l’étape pour imaginer les situations comme on voudrait qu’elles se réalisent – comment on souhaiterait atteindre nos objectifs.  De manière systématique, on se représente tous les éléments de l’activité, les étapes telles qu’elles doivent se dérouler ainsi que soi-même en train de surmonter les difficultés. Ces représentations mentales de la visualisation devront être au plus proche de la réalité.

La perspective est notre point de vue au cours de l'imagerie et elle peut être envisagée de deux façons :

  • Une perspective à la première personne (imagerie visuelle interne) : voir ce qu'on verrait si on vivait réellement l’action.
  • Une perspective à la troisième personne (imagerie visuelle externe) : regarder l'action de l'extérieur comme un observateur. De cette perspective on voit notre action sous plusieurs angles pour améliorer le traitement des détails pertinents.

Il n'y a pas de consensus sur la meilleure perspective. La première personne peut être préférable pour répéter des attitudes et des émotions ou pour répéter une stratégie. Une perspective à la troisième personne peut être adoptée pour réviser la forme lors de l’exécution d’une compétence technique. Les athlètes déclarent utiliser les deux en alternance.

Étape 4: Faites appel à tous les sens

La visualisation est certainement une partie importante de la méthode, mais l'image visuelle seule est limitative. Une kinesthésie, une émotion ou une sensation, est également nécessaire. Il faut imaginer une représentation mentale la plus juste et la plus précise possible, et ce dans toutes les dimensions. Ici, il s'agit de ressentir les sensations liées à votre visualisation: les émotions, les odeurs, les sons.

Les images kinesthésiques incluent l’évocation des sensations physiques que vous pourriez ressentir. Cela peut également inclure une prise de conscience des mouvements de votre corps ou les expressions de votre visage ou du positionnement dans l'espace. Les émotions sont également un élément important du ressenti d'une image et pour qu’une image soit réaliste, il faut recréer les émotions ressenties lors de l’activité. Répéter et développer les réactions émotionnelles que vous souhaitez ressentir lors d'une activité est une excellente cible pour l'utilisation de l'imagerie.

Étape 5: Représentez très en détail

Vivacité, exactitude et positivité. L'efficacité de la technique dépend aussi de la qualité des images produites. Les images mentales doivent être vivaces, c’est-à-dire claires et détaillées. Plus une image est nette et riche en détails plus elle est efficace.

D’autre part, les images mentales doivent être exactes c’est-à-dire refléter la réalité avec la plus grande précision possible. Il sera donc important d’imaginer autant de détails tels que : La physionomie des gens, la taille et le poids des objets, leur disposition, leur localisation, la distance qui les sépare, l’espace environnant…

Une autre chose à éviter lors de l'utilisation d'images est le langage négatif tel que « Ne pas faire ça …» ou «ne pas dire cela… ». Notre cerveau ne traite pas le langage négatif sans introduire ce que nous ne voulons ni voir ni faire. Concentrez-vous et utilisez des mots qui ne reflètent que ce que vous voulez faire.

Étape 6: Contrôlez et répétez

Les images doivent ensuite être contrôlées. Cela signifie être capable de construire des images soutenues aussi longtemps qu’on en a besoin et savoir les manipuler, les transformer, les faire évoluer et les ajuster en réponse à l'apprentissage afin de progresser. Cela concerne non seulement les aptitudes physiques, mais également les états psychologiques tels que la confiance et la motivation. Vous voulez contrôler votre image pour qu'elle réponde à vos attentes.

Un effet positif ne peut toutefois être atteint et maintenu sans une pratique régulière et assidue.  Les experts recommandent au moins trois fois par semaine la pratique de l'imagerie d’une durée optimale de 20 minutes.

Parfois, on peut être frustré par le manque de contrôle des images ou leur vivacité. Dans ce cas, il est important de se rappeler que l'imagerie est une compétence qui peut être développée, comme toute autre compétence avec une pratique soutenue. En sachant les résultats qu'on peut atteindre, on doit décider si on est prêt à s’investir afin de surmonter la frustration qui pourrait survenir en chemin.

À travers cet article, je souhaitais montrer que l’imagerie mentale n’est pas une approche réservée exclusivement aux athlètes de haut niveau et n’est pas, non plus, une approche ésotérique. Bien au contraire, c’est une préparation mentale scientifique qui contribue à la performance et à la maîtrise de nos compétences professionnelles. Quel que soit votre objectif, cette technique vous permet à la fois de vous ressourcer, de trouver des solutions, mais surtout, elle peut favoriser votre efficacité et votre bien-être en milieu de travail. Bon succès!

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MENTAL IMAGERY: TO DEVELOP AND INTEGRATE SOFT SKILLS

Here is the second of two articles about mental imagery. In the previous article we explained the technique and how it helps the performance and development of emotional intelligence. This article will focus on the step-by-step process for using it to learn and integrate "soft skills" such as controlling emotions, stress management, public speaking, versatility, influence, creativity, managing conflicts, etc.

We have defined mental imagery as a mental training technique that successful people use to prepare for action, repeating and training their thoughts, feelings, and behaviours in order to optimize performance and well-being. Although frequently used to improve physical performance, mental imagery can also enhance activities with a cognitive and emotional component.

Mental imagery is an excellent technique for regaining control, finding balance and strengthening our emotional stamina. Taking a step back from your emotions and seeing them as an observer changes the way the brain processes feelings.

Mental imagery, step-by-step

Step 1: Get ready physically, emotionally and mentally

Mental imagery is much more productive when you are in a state of great mental availability. Be sure to set aside your current concerns and eliminate distractions in order to help create images and maximize brain potential (alpha waves enable 15x more learning...whereas in general, we're in beta mode).

Step 2: Conduct a Post-Mortem   

A post-mortem is a retrospective review of the event or situation you want to change or improve. It is an opportunity to analyze your past performance and evaluate your decisions and actions. Examine the situation and review what happened. Ask yourself:

  • What did I find particularly difficult or disturbing?
  • What was the source causing my tension or reaction?
  • What happened inside of me?
  • How did I react?
  • Would I have wanted to act differently?

The key to this technique is the ability to question your emotional reactions rather than simply submitting to them.

Step 3: Mentally imagine the performance

in this step, visualization is used to develop and develop more effective strategies. Ask yourself how you could change your reaction, your thinking and to reframe situations – to see them differently:

  • How would I like to react?
  • What would I like to say?
  • What could I do to remain calm the next time this happens?
  • How would I like to handle the situation?
  • What would I do differently the next time?

It is the step in which to imagine situations as we would like them to happen - how we would like to achieve our goals. We review all the parts of the encounter in a systematic way, the steps that must take place as well as ourselves overcoming the challenges. These mental representations of visualization should be closer to reality.

Perspective is our point of view during imaging and can be considered in two ways:

  • A first-person perspective (internal visual imagery): see what we would see if we really experienced the action.
  • A third person perspective (external visual imagery): see the action from the outside as an observer. From this perspective we observe our action from several angles to improve how we handle the relevant details.

There is no consensus on which perspective is best. The first-person perspective may be better for repeating attitudes and emotions or for repeating a strategy. A third-person perspective may be use to revise the form when performing a technical skill. Athletes report using both alternately.

Step 4: Use all your senses

Visualization is certainly an important part of the method, but the visual image alone is limiting. A kinaesthetic, an emotion or a feeling, is also necessary. We must imagine the most accurate and precise mental representation possible in all dimensions. Here, it's about experiencing the feelings related to your visualization: emotions, smells, sounds, etc.

Kinaesthetic images involve re-creating the physical sensations you might feel. It may also include awareness of your body movements or facial expressions or your positioning in space. Emotions are also an important element of an image's feeling, and for an image to be realistic, you must recreate the emotions felt during the activity. Repeating and developing the emotional reactions you want to feel during an activity is an excellent reason for using imagery.

Step 5: Recreate in great detail

Intensity, accuracy and positivity. The technique’s effectiveness also depends on the quality of the images produced. Mental images must be vivid, that is, clear and detailed. The clearer and more detailed an image, the more effective it is.

On the other hand, mental images must be accurate, that is, they must reflect reality as accurately as possible. It is important to imagine as many details such as: the physiognomy of people, the size and weight of objects, their placement, location, the distance between them, the surrounding space, etc.

Another thing to avoid when using images is negative language such as "Don’t do that!" or "Don’t say that!” Our brains do not deal with negative language without introducing what we do not want to see or do. Concentrate, and use words that only reflect what you want to do.

Step 6: Control and repeat

The images must then be controlled. This means being able to build sustained images for as long as needed and knowing how to manipulate, transform, evolve and adjust them in response to learning in order to progress. This involves not only physical skills, but also psychological states such as confidence and motivation. You want to control your image so that it meets your expectations.

A positive effect cannot, however, be achieved and maintained without regular and diligent practice. Experts recommend practicing imaging for at least 20 minutes, at least three times a week.

Sometimes, we can become frustrated by the lack of control of the images or their intensity. In this case, it is important to remember that imaging is a skill that can be developed with sustained practice, just

like any other skill. Knowing the results we might achieve, we must decide if we are ready to invest in order to overcome the frustration that may occur along the way.

In this article, I wanted to show that mental imagery is not an approach exclusively for high performance athletes, nor is it an esoteric approach. On the contrary, it is a scientific mental preparation that helps perform and master our professional skills. Whatever your purpose, this technique helps you to relax and find solutions, but most importantly, it can improve your effectiveness and well-being in the workplace. Best of luck!

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MENTAL IMAGERY: THE PSYCHOLOGY OF PERFORMANCE

The next two articles are dedicated to mental imagery. This first article focuses on explaining this science-based technique, how it contributes to performance, and how it can help develop emotional intelligence for use in learning and integrating soft skills within our professional environment.

What is mental imagery?

Mental imagery is the act of representing sensory states mentally, which can include visual, auditory, olfactory, taste, and proprioceptive states, among others. It is a mental training technique that productive people use to prepare for action, repeating and training their thoughts, feelings and behaviours in order to optimize their performance and well-being.

It is used effectively in many areas, including by those working in sports psychology, psychotherapists, psychologists and remedial teachers. In psychiatry, mental imagery is used in cognitive-behavioural therapies, particularly for post-traumatic stress disorder (PTSD) and social phobia. In the field of sport, mental imagery is a very effective method used by elite athletes as part of their mental preparation to accomplish very specific goals. In therapeutics, teaching, or personal development, mental imagery is used to induce physical, cognitive, or behavioural changes.

There are many reasons to use mental imagery:

  • To psychologically prepare for a future situation
  • To achieve a specific goal
  • To anticipate a possible future stress
  • To adapt or master difficult situations
  • To improve the healing process
  • To calm and control stress.
  • To change or improve a behaviour
  • To optimize or develop certain skills
  • Etc.

Supported by scientific evidence

When we physically learn to do something, the brain changes. Mental imagery is a cognitive process that stimulates the same brain areas involved in the unconscious planning and execution of movements and activates neuronal and behavioural responses similar to actual experience. Neural connections are strengthened, connections are added or removed, and new cells are formed.

Mental imagery is a scientifically proven technique that maximizes the brain’s potential through images. Through the use of brain imaging techniques, such as PET-Scans with radiotracers and functional MRIs (fMRI), it has been shown that the same regions of the brain are activated when we experience a real-life situation as during an exercise in mental imagery, and that the regions related to retinotopy (peripheral vision and/or central vision) are stimulated and reflect the same neuronal model found during the movement’s execution.

Imaging affects more than the muscles, producing cardiovascular and respiratory responses. By vividly imagining tomorrow's stressful meeting, your heart rate increases and your breathing becomes short and shallow, as in real life. This functional equivalence extends to the neural activity that occurs when you see, hear, and smell things in visual, auditory, and olfactory imagery. The same neural process activated when you perceive things with your senses is recreated when you vividly imagine them.

In short, the brain does not recognize the difference between what it really experiences and what it imagines. This is a gray area from which we can benefit!

Improving emotional intelligence

Although mental imagery is frequently used to improve physical performance, it can also help improve activities that include a cognitive and emotional component, such as emotion and stress management or speaking in public.

Our work environments present us with constant constraints, such as angry clients, unpleasant colleagues, demanding superiors, goals to be achieved, recurring problems, and performance requirements, so it is easy to feel overworked, overwhelmed and to have a "short fuse". Whatever our roles, we sometimes find ourselves in difficult situations that lead to an outpouring of emotions.

It is in our best interests to master our emotions. Athletes regulate their emotions before competitions to help them perform better, and soldiers regulate their emotions before going to battle to avoid emotional collapses.

Mental imagery is an excellent technique for regaining control and balancing and reinforcing our emotional stamina. Taking a step back from our emotions and watching them as a detached observer changes the way the brain processes feelings.

Brain imaging studies show that this practice reduces activity in a highly emotional area of the brain, while stimulating an area linked to controlling your physical response to stress - a mental recoil that says, "What’s really happening here? How can I respond?” In other words, you are aware of your emotions rather than expressing them.

Mental imagery conditions our brain, making it more likely to act according to mental representation, resulting in true learning and development of this imagined skill. If you have prepared for this situation, you can simply take the appropriate action you have previously developed and practiced.

 In this article I wanted to make this science-based technique credible and explain how it helps with performance, be it physical or emotional. Start exploring it, and in the next article we will be able to focus on the process and steps required to incorporate it into your professional toolbox as a regular practice. See you soon!

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Les participants le disent…


« Vraiment une formation extraordinaire, et habituellement, je suis très critique! Tout le personnel devrait suivre cette formation, il y aurait un gain d’efficacité! »

Ville de Québec

Témoignages des participants

…et nos clients aussi!

« C’est avec un grand professionnalisme que l’entreprise a offert une formation attrayante et de qualité à nos employés. Nous sommes particulièrement satisfaits des résultats obtenus grâce à cette intervention et il nous fera plaisir de retravailler avec Solutions & Co. dans l’avenir. »

Xavier Aymé, Chef des opérations | Mercator Canada Inc.

Témoignages des clients

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