Organisme Formateur agréé par Emploi-Québec - Agrément # 0057911

Le blogue de Solutions & Co.

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Burn-out, bore-out et brown-out : démystifier les pathologies du travail contemporain

Les dernières décennies ont vu les travailleurs submergés par toutes sortes de problèmes de santé psychiques, des maladies déroutantes qui les éteignent à petit feu, les submergent dans la souffrance et la détresse et finissent par les épuiser.

Burn-Out, Bore-out ou Brown-out sont des manifestations d’un épuisement professionnel dû à différents facteurs. Mais les symptômes sont souvent semblables et se présentent de manière sournoise sous de multiples facettes : absentéisme, présentéisme, dépression, perte d'estime de soi, troubles anxieux, grande fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, agressivité, perte de concentration, perte de mémoire, épuisement émotionnel, désengagement affectif, perte de sentiment d’efficacité, démotivation, tristesse, etc… Ce sont tous des symptômes d’un mal-être pouvant avoir de graves conséquences dans toutes les sphères de la vie, pas uniquement professionnelles.

La fréquence de ces pathologies augmente de façon alarmante et, selon l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes, elles constituent la première cause d’absence prolongée du travail et ne cessent de se multiplier. Le travail devient quelque chose que l’on doit subir plutôt qu’une forme d’épanouissement.

Burn-Out : La maladie de l’épuisement au travail

Le phénomène des pathologies professionnelles a commencé dans les pays industrialisés avec le « Burn-out », qui est une manifestation d’un état d’épuisement physique, mental et émotionnel résultant de situations de travail trop exigeantes.

Une situation nouvelle ou imprévue, une impression de manque de contrôle ou encore une situation menaçante ou déstabilisante peuvent provoquer de la tension et du stress. Le stress est une réaction du corps, qui lui permet de se mettre en alerte le temps d’un danger. Le travail contemporain est en constante mutation et les sollicitations sont incessantes, ceci génère un degré élevé de stress qui peut devenir chronique. Lorsque l’on est en mode « urgence » en continu, nos mécanismes de défense sont déployés sans répit et le corps finit par s’épuiser. Cette fatigue aura un impact sur le moral et l’épuisement émotionnel vient alors s’ajouter à l’épuisement physique. Littéralement, faire un burn-out, c’est « brûler de l’intérieur, se consumer ».

Ce phénomène entre dans la catégorie des troubles d’adaptation, peu importe les sources de stress au travail et L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré en mai 2019 que désormais le burn-out est un «phénomène lié au travail » décrit comme « un syndrome […] résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès » et qui se caractérise par trois éléments : « un sentiment d’épuisement », « du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail » et « une efficacité professionnelle réduite »... Des tâches, des situations ou des personnes peuvent créer un sentiment d’impuissance ou de fatigue tels que des charges excessives, un manque d’autonomie, une mauvaise communication ou peu de reconnaissance… Il se produit un déséquilibre entre la pression subie et les ressources dont on dispose (intérieures et extérieures, perçues ou réelles) pour l’affronter. C’est la manifestation de notre vulnérabilité et de notre difficulté à s’adapter aux situations. Soumis à des conditions de travail identiques, nous réagissons différemment selon les ressources et les outils que nous avons.

Bore-out : La maladie de l’ennui au travail

Le « bore-out » aussi appelé syndrome d'épuisement professionnel par l'ennui au travail, semble l'opposé du burn-out, pourtant il conduit lui aussi à une souffrance psychologique. Il concerne les personnes qui, n’ayant pas assez de tâches à effectuer, ou sans défi à relever, éprouvent une insatisfaction sur le plan professionnel.  

Il s’agit d’une maladie psychique que l’on retrouve chez des travailleurs ayant un certain niveau d’études et de compétences mais qui effectuent un travail dévalorisant au regard de leurs connaissances et de leurs expériences. Dans ces situations, les minutes et les heures semblent éternelles. On demande plus de travail pour éviter de se tourner les pouces, on commence à travailler moins vite ou à étirer les tâches pour éviter d’être payé à rien faire… On s’invente du travail… Ce qui renforce le sentiment que sa présence au travail n’est pas essentielle. C’est une situation qui ne présente aucune stimulation intellectuelle, très dévalorisante et paradoxalement, très stressante. C’est le « bore-out ».

Plusieurs causes peuvent expliquer ce phénomène, cela est parfois dû à une restructuration des postes, à une répartition inadéquate des tâches, ou des postes d’entrée constitués de tâches faciles ou élémentaires… Il en résulte une insuffisance de tâches pour remplir la semaine de travail et des journées sans défis ou d’attraits pour le travailleur, le quotidien devient insoutenable et il peut s’ensuivre un sentiment de dévalorisation de soi pouvant entraîner de lourdes conséquences psychologiques.

Pour certains travailleurs il n’est pas nécessaire que le travail soit une source d’épanouissement et ils peuvent accepter ce genre de situation professionnelle sans que cela ne leur soit trop nuisible. Mais pour certains, occuper un poste où il n’y a rien à faire peut devenir un supplice. Leur travail devient pour eux une cage dorée où, parfois, les conditions de travail sont si bonnes ou la sécurité financière si alléchante que les gens n’osent pas quitter pour d’autres défis. 

Brown-out: La maladie du désengagement au travail

Moins connu que le « burn-out » et le « bore-out », le « brown-out » n’en est pas moins un danger pour les travailleurs.  Il est la manifestation d’un épuisement professionnel causé par le manque de motivation, où on ne comprend pas (ou plus) le sens ou l’utilité de son travail.

 « Brown-out » signifie littéralement « baisse de courant » - le malaise ressenti à la suite de la perte de sens de ses objectifs de travail. C’est une pathologie qui décrit une baisse de l’engagement des travailleurs résultant d’une perte de sens au travail, d’un manque de compréhension du pourquoi de leur mission et d’une absence de mise en perspective de leurs tâches.

Sans raison d’être et sans fil conducteur, le travail devient inutile, futile et décourageant, ce qui entraine une sorte de désillusion, de désenchantement. Les personnes en « brown-out » démissionnent mentalement de leur poste et travaillent alors sans réellement se préoccuper de la qualité de ce qu’elles produisent. Les gens cherchent à avoir un travail qui a du sens. Dans un contexte où les tâches que l’on fait au quotidien perdent ce sens, on reste alerte et capable, mais totalement démotivé et désengagé.

La perte de motivation est donc le symptôme numéro un du « brown-out ». On traîne les pieds, on évite de s’investir, les réunions sont ennuyantes, il y a une perte d’attention, on ne manifeste aucun intérêt pour ce que l’on fait, on perd le sens de l’humour, on se replie sur soi-même. Même la vie familiale et la vie sociale peuvent être impactées par ce désintérêt professionnel.

Le sociologue et philosophe français Edgar Morin exprime bien ce sentiment en disant : « Le sens au travail n'est souvent jamais aussi essentiel que lorsqu'il manque ».

Comment y remédier ?

Avec la fréquence grandissante et les impacts importants des problèmes de santé mentale dans nos milieux de travail, on ne peut tout simplement subir. Pour lutter contre ce fléau, on doit prendre du recul et identifier les causes de ces pathologies : il faut remonter à la source et s’assurer de ne pas agir uniquement sur les symptômes. Les moments difficiles au travail sont tout à fait opportuns pour se questionner sur ses aspirations professionnelles. L’individu à la responsabilité de prendre conscience de son malaise et de se remettre en question honnêtement, sans honte, ni déni :

  • Qu’est-ce qui caractérise mes problèmes au travail ?
  • Qu’est-ce qui me perturbe et crée un mal-être ?
  • À qui (ou à quoi) est-ce que j’attribue ce malaise ?
  • Ce malaise est-il lié à la nature de la tâche ? À la charge de travail ? Au secteur d’activité ? À la mission ?
  • Qu’est-ce que cette situation révèle sur mes besoins, mes intérêts, mes valeurs et mon idéal professionnel?

Le stress au travail n’est cependant pas qu’une responsabilité individuelle, les organisations ne peuvent rester des simples observateurs et pointer le doigt avec jugement. Il est nécessaire que les organisations fassent preuve d’empathie, amorcent un dialogue et créent de meilleures conditions de bien-être. Une fois que le bon diagnostic est émis, il faut se questionner sur les critères permettant d’améliorer la situation : 

  • Une répartition différente des tâches ?
  • Outiller convenablement ?
  • Le développement professionnel et la formation ?
  • Un nouveau rôle ou fonction ?
  • De l’accompagnement ?
  • Un bilan de compétences ?
  • De la reconnaissance ?
  • Plus d’autonomie ?
  • De nouveaux défis ?
  • Une démarche de réorientation professionnelle?
  • Partager avec conviction la vision ? La mission ? Les valeurs ? La culture ?

Les organisations ont tout à gagner à trouver des solutions. Il est souhaitable que ces solutions puissent se trouver à l’interne de l’organisation, sinon le risque est que certains travailleurs aillent se trouver un autre emploi ailleurs, changent de métier, créent leur propre activité... Ou pire : restent à leur poste tout en souffrant. 

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Burn-Out, Bore-Out and Brown-Out – Demystifying Modern Work Afflictions

The last decades have seen workers overwhelmed by all kinds of mental health issues, disconcerting afflictions that slowly consumed them engulfing them in a state of suffering and distress resulting in exhaustion.Burn-out, Bore-out or Brown-out are forms of professional exhaustion, each deriving from different factors. However, the symptoms are often similar and presenting themselves deviously in many ways— absenteeism, presenteeism, depression, a loss of self-esteem, anxiety, fatigue, trouble sleeping, irritability, aggression, lack of concentration, memory loss, emotional exhaustion, emotional detachment, loss of self-efficacy, demotivation, sadness, etc… These are all symptoms of a malaise that can have serious consequences in all areas of your life, not just the professional sphere.These conditions are becoming increasingly prevalent at an alarming rate. According to the Canadian Life and Health Insurance Association, it is the number one reason for extended leaves of absence from work and it continues to be on the rise. Work is becoming something that must be endured rather than a form of fulfillment.

Burnout: The work-exhaustion syndrome

The phenomenon of occupational pathologies began in industrialized countries with the "burn-out", which is a manifestation of a state of physical, mental and emotional exhaustion resulting from overly demanding work situations.Stress can be triggered by a new or unforeseen circumstance, feeling a lack of control or a threatening or destabilizing situation. Stress is a physical reaction that puts the body on alert when in danger. The modern work experience is constantly changing and demands are incessant. This generates an elevated level of stress that can become chronic. While you are in a continued state of urgency, your defence mechanisms are functioning without respite and your body ends up exhausted. This fatigue will have an impact on your morale and emotional exhaustion will add to physical exhaustion. To burn out, actually means “to burn internally, to consume oneself”.This phenomenon falls into the category of adjustment disorders, regardless of the sources of stress at work. The World Health Organization (WHO) declared in May 2019 that burn-out is now an “occupational phenomenon” describing it as “a syndrome resulting from chronic workplace stress that has not been successfully managed”. It is characterised by three elements: “feelings of energy depletion or exhaustion”, “feelings of negativism or cynicism related to one’s job” and “reduced professional efficacy”. Tasks, situations, or people through excessive responsibility, a lack of autonomy, loss of memory or poor communication can create a sense of helplessness or fatigue. It creates an imbalance between the mounting pressure and the depleting resources (interior and exterior, perceived or real) that are needed to confront it. It is the manifestation of your vulnerability and difficulty to adapt to situations. Even in identical working conditions, we all react differently depending on the resources and tools available to us. 

Bore-out: The work-boredom syndrome

Bore-out, also known as occupational exhaustion syndrome caused by boredom at work, seems to be the opposite of burn-out, yet it also leads to psychological suffering. It affects people experiencing dissatisfaction with their professional path who do not have enough tasks to perform or challenges to overcome.It is a psychological condition that is found among employees with a certain level of education and skill-set but who perform a job devaluing their knowledge and experience. The minutes and the hours seem like an eternity in these situations. You ask for more work to avoid twiddling your thumbs, you start to work slower or stretch out tasks to avoid being paid for doing nothing. You invent work, which reinforces the feeling that your presence at work is not essential. It’s a situation that does not provide any intellectual stimulation, it is very demoralising and paradoxically, very stressful. It is “bore-out”.Several causes can explain this phenomenon, sometimes it is due to a restructuring of jobs, an inadequate delegation of tasks, or entry-level jobs consisting of easy or elementary duties. It results in an insufficient number of tasks to fill the work week and work days without challenge or interest to the employee. Every day becomes unbearable and it can lead to a sense of self-devaluation which could carry heavy psychological consequences.For some, work doesn’t necessarily need to be a source of fulfillment and they can accept this type of professional situation without it being too harmful. However, for others, doing a job where there is nothing to do can be tortuous. Their work becomes a golden cage. Sometimes working conditions are really good or financial security is so attractive that they wouldn’t dare leave for other challenges.

Brownout: The withdrawal-from-work syndrome

Although it is lesser known than “burn-out” or “bore-out”, “brown-out” is no less a danger to workers. It is the manifestation of professional exhaustion caused by a lack of motivation where you do not understand the point or use of your work.“Brown-out” literally means “a decrease in current” – the discomfort felt as a result of the loss of meaning in the objectives of one’s work. It is a condition that describes a decrease in a worker’s commitment resulting from a loss of meaning at work, a lack of understanding of the “why” in their mission and a lack of perspective regarding their duties.Without a purpose and a common thread, work becomes useless, futile and discouraging, driving a sort of disillusionment or disenchantment. People suffering from “brown-out” mentally resign from their job and work without really worrying about the quality they produce. These people are looking for work with meaning. In a context where everyday tasks lose meaning, one is alert and capable but completely unmotivated and disengaged.Therefore, a loss of motivation is the number one symptom of “brown-out”. You drag your feet, you divest yourself, meetings are mundane, there is a loss of attention, you have no interest in what you are doing, you lose your sense of humour, you cave into yourself. Even your family and social life can be affected by professional disinterest.The French sociologist and philosopher Edgar Morin explains this feeling well by saying, “meaning at work is often never as essential as when it is missing”.

How do we fix it?

With the growing prevalence and the important impact of mental health problems in the workplace, we cannot merely continue to suffer. To fight against this nuisance, you must take a step back and identify the causes of these conditions. You must go back to the source and make sure you do not solely react to the symptoms. Difficult times at work are opportunities to analyse your professional goals. Every individual has a responsibility to be conscious of their discomfort and to question themselves honestly, without shame, and without denial:
  • What defines my problems at work?
  • What bothers me and creates a feeling of discomfort?
  • To what (or to whom) do I attribute this discomfort?
  • Is this discomfort related to the nature of the task? To the workload? To the business sector? To the mission?
  • What does this situation reveal about my needs, my interests, my values and my professional ideals?
However, workplace stress is not solely the responsibility of the individual. Organizations cannot remain mere observers and point their finger in judgement. It is necessary that organizations empathize, engage in dialogue and create better wellness conditions. Once the correct diagnosis is made, one must question the criteria allowing to improve the situation:
  • Different divisions of tasks?
  • Proper tooling?
  • Professional development and training?
  • A new role or function?
  • Support?
  • Skills assessment?
  • Recognition?
  • More autonomy?
  • New challenges?
  • A career change?
  • Share the vision with conviction? The mission? The values? The culture?
Organizations have everything to gain by finding solutions. It is desirable that these solutions can be found within the organization, otherwise, the risk is that some workers will find another job elsewhere, change their profession, start their own business or worse, suffer through their current job.
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Communication Isn’t What We Say – It’s What the Other Person Understands

Communication is a complex process. Speaking well or forming good arguments is not sufficient to be a good communicator. In order to explain the complexity of communication, I often use the example of the "phone game" (formerly the Arabic phone game). The idea of the game is simple: participants take turns whispering a sentence from one to the next. The objective of the game is to get the message across without distorting it along the way, but part of the fun is that it usually ends up becoming distorted. Errors accumulate as each person transmits the message along, so that the sentence spoken aloud by the last player differs significantly from that of the first player, usually with a fun or humorous effect. This game is exceptionally effective to demonstrate how communication in action can deteriorate.

Communication is by its nature a source of unintended ambiguities and distortions. Although this is amusing when you play this game, it is less amusing when this distortion occurs during more serious exchanges, or even during professional communications. How many times have we been certain of what we have said, yet so surprised when we realize how the receiver has understood or interpreted our words? Your own experiences have probably taught you that even though you have transmitted a message, it is not always correctly interpreted.

Communicating is not just an exchange of information; it is conveying a message to another person (or group) in order to be understood. Communicare in Latin means to share, to exchange, to consult one another, to confer, to participate in...it means to get into contact with another person.

This cannot be done alone, as an interaction is necessary. Any interaction implies that our own frame of reference is related to that of the receiver, since their own frame of reference contributes to the communicated message’s meaning. As stated by Timm (1980), in order to create ideal conditions for communication, it is important to remember that "We must expect to be misunderstood by at least some of our receivers and we must expect to misunderstand others; we can try to reduce misunderstanding, but we can never eliminate it altogether. When we anticipate that we will not be properly understood, we are more attentive to clarifying and listening. When we recognize the impossibility of eliminating all misunderstanding and anticipating all the reactions, we recognize the reality ".

Interferences hinder the communication process and is a source of distortions, misunderstandings and misinterpretations, which are barriers to effective communication. Several kinds of interference can occur at the various stages of the communication process. For example:

  • Differences in the frame of reference (language, age, culture, education, experience, social environment, habits, etc.)
  • When the message is too long or too dense, the information is difficult to retain
  • Physical interference (noisy environments, distractions, interruptions, etc.)
  • The receiver’s internal state (emotions, attitudes, values, etc.) or the presence of observers who can interfere. They produce "snags" or intellectual paralysis linked to stress
  • Mental distractions such as preoccupations with other topics or preparing an answer instead of listening

But recognizing that communication has its limits does not preclude trying to achieve the best communication possible. Efforts should be made to reduce interference that hinders the transmission of the message. An effective communicator anticipates possible failures in the communication method and the many ways in which the message can be understood.

Communication is based on a series of actions and reactions. Both the receiver and the transmitter are affected by the message’s effects. There may be a significant difference between the message sent and the message received. It is important when communicating to remember that we are not alone in the interaction and that the receiver is an essential component of communication - what we have communicated is not what we have said, but what the other has understood!

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La communication n’est pas ce que l’on dit – mais ce que l’autre comprend

La communication est un processus complexe. Il ne suffit pas de bien savoir s’exprimer ou d’avoir des bons arguments pour être un bon communicateur. Afin d’expliquer la complexité de la communication, j’utilise souvent la métaphore du « jeu du téléphone » (anciennement le jeu du téléphone arabe). Le principe du jeu est simple : une phrase est chuchotée à l'oreille d'un participant à un autre. Bien que l'objectif du jeu soit de faire passer le message sans le déformer en cours de route, une partie du plaisir est que, quoi qu'il en soit, celui-ci finit généralement par être déformé. Des erreurs s'accumulent à chaque transmission du message, de sorte que la phrase annoncée par le dernier joueur diffère significativement de celle du premier joueur, généralement avec un effet amusant ou humoristique. Ce jeu est exceptionnellement efficace pour démontrer l’échelle de déformation de la communication en action.

La communication est par sa nature source d’ambiguïtés et de distorsions non intentionnelles. Si cela est amusant lorsqu’on joue, ce l’est moins lorsque cette déformation se présente dans les échanges plus sérieux, voire nos communications professionnelles. Combien de fois avons-nous été certain de ce que nous avons dit, et tellement surpris en se rendant compte de ce que notre interlocuteur a compris ou interprété de nos propos? Vos propres expériences vous ont probablement enseigné que ce n’est pas parce que vous l’avez transmis qu’un message est correctement interprété.

Communiquer n’est pas seulement un échange d’information, c’est transmettre un message à une autre personne (ou à un groupe) afin d’être compris. « Communicare » du latin :  Mettre en commun, échanger, partager, se consulter, conférer, participer à… C’est entrer en contact avec une autre personne.

Cela ne peut se faire en solo, une interaction est nécessaire. Toute interaction implique que notre propre cadre de référence soit mis en relation avec celui du récepteur du message, puisqu’il participe à la signification du message émis en fonction de son propre cadre de référence. Comme le mentionne Timm (1980), pour créer des conditions optimales de communication, il importe de se rappeler que « Nous devons nous attendre à être mal compris par au moins quelques-uns de nos interlocuteurs, nous devons nous attendre à mal comprendre les autres; nous pouvons chercher à réduire l’incompréhension, mais nous ne pouvons jamais l’éliminer totalement. Quand nous tenons pour acquis que nous ne serons pas bien compris, nous sommes plus attentifs à faire clarifier, à écouter. Quand nous reconnaissons l’impossibilité d’éliminer toute incompréhension et prévoir toutes les réactions, nous reconnaissons la réalité ».

Les interférences freinent le procédé de communication et sont sources de distorsions, incompréhensions et mauvaises interprétations. Ce sont des barrières à une communication efficace. Plusieurs interférences peuvent survenir aux diverses étapes du processus de communication. Par exemple :

  • Les différences dans le système de référence (langue, âge, culture, éducation, expérience, cadre de vie, habitudes, etc…);
  • Lorsque le message est trop long ou trop dense, l’information est difficile à retenir;
  • Les interférences physiques (les environnements bruyants, les distractions, les interruptions, etc…);
  • L’état interne des interlocuteurs (émotions, attitudes, valeurs, etc…) ou la présence d’observateurs qui peuvent gêner. Ils produisent des « décrochages » ou une paralysie intellectuelle liée au stress;
  • Les distractions mentales telles que des préoccupations avec d'autres sujets et la préparation d'une réponse au lieu d'écouter.

Mais reconnaître les limites de la communication n’exclut pas d’essayer malgré tout d’atteindre la meilleure communication possible. Les efforts doivent viser la réduction des interférences qui brouillent la transmission du message.

Un communicateur efficace prévoit les défaillances possibles dans le procédé de communication et les multiples façons dont le message peut être compris.

La communication repose sur une suite d’actions et de réactions. Le récepteur, comme l’émetteur, est touché par les effets du message. Il peut exister un écart important entre le message émis et le message reçu.  Il est essentiel, lors de nos communications, de se rappeler qu’on n’est pas tout seul dans l’interaction et que le récepteur demeure un élément essentiel de la communication – ce que nous avons communiqué n’est pas ce que nous avons dit, mais ce que l’autre a compris !

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Demonstrating Courtesy and Respect in the Workplace

Do good manners at work really matter? Should you really be expected to be polite all the time, or can you bend the rules in the name of efficiency and productiveness? The answers are yes, yes, and no!

Most people don’t intend to be rude or discourteous. In an attempt to be efficient and productive we sometimes forget to consider the impact of our behaviours on our colleagues. Courtesy and respect towards others should be standard behavior in every workplace, regardless of role, rank, stress or circumstances.

The following actions help ensure a respectful, civil, considerate, professional workplace. These might all be evident behaviours for you, but for those that have forgotten …here is a work etiquette 101 crash course:

  • Be cordial – Greet people when you arrive, when you leave, when you pass in the hall or when you encounter them in the elevator. A simple "Good morning", "Hello", "Goodbye" or "Goodnight” will do. Look them in the eye. Make an effort to exchange polite conversation and shake hands when you're introduced to someone. You don’t have to get into a long conversation, but simply acknowledge that a person exists.
  • Be polite – Hold doors (even the elevator) for people. If you're asking for something, or asking someone to do something, say "please." If someone does something for you, or gives you something, say "thank you." Say "Excuse me." if you want someone to get out of your way, if you bump into someone, if you walk between two people having a conversation, or if you need to interrupt a conversation.
  • Be tactful – Avoid being blunt. Say "I'm sorry" if you intentionally or unintentionally hurt someone. Sometimes we are rude or grumpy when we are tired, rushed or having a bad day, and then when we realize we have made a mistake, we are too embarrassed to apologize and we just continue on as though nothing has happened. Don't do that. Take a moment to own up and make verbal amends. Don’t mock or belittle colleagues, not tell offensive jokes that sting.
  • Be considerate – Respect personal space and belongings, don't help yourself to things that aren't yours. Don't barge into someone’s workspace without knocking or announcing yourself, and don't interrupt when other people are having a private conversation. Clean up after yourself. Wipe crumbs from the counter and splatters from the microwave. Replace the ink cartridge, clear the paper jam or fill the paper tray if you are the last one using the printer. Make a fresh pot of coffee if you poured the last cup. Leave the conference room clean when you leave.
  • Be thoughtful – Acknowledge remembrances and celebrations (Birthdays, anniversaries) and be attentive to a colleague’s state of mind and health (Sickness, condolences, personal challenges).
  • Be inclusive – Avoid forming cliques that might exclude people, giving colleagues the silent treatment or speaking to people in a condescending way. Those are forms of bullying. Encourage healthy relationships in the office.
  • Be attentive – Don't check your phone in meetings or when someone is talking to you, not even a peek from time to time. Look at the person who is talking to you, stop texting or typing on the keyboard and turn away from your computer screen. Pay full attention to the person in front of you.
  • Be punctual – Demonstrate professional courtesy by showing up on time and respecting deadlines. Being late sends the message that you don’t have respect for other people's time or schedules.
  • Be neat – Your work, workspace and your appearance should always be orderly. Being untidy, cluttered and unkept sends a message that you don't really care how you look or whether it brings down the professional image of the office.
  • Be discreet – Keep your voice down and your personal phone calls private and wear headphones if you're playing music at work. If you have an open-space set-up don’t have calls on speaker phone. Be a good neighbor!
  • Be gracious – Listen more than you speak. Pay attention when co-workers are talking to you. Don't interrupt people when they're speaking. Let them finish. If you must interrupt, say "excuse me," or if you catch yourself after the fact, say "Sorry for interrupting you." Don’t make personal remarks about someone’s appearance or clothing. Keep judgmental or nasty comments to yourself and avoid gossiping and talking behind someone's back. Sharing credit, humbling asking questions, acknowledging others and smiling all have positive impacts and demonstrate civility.
  • Be decent – Leave the personal grooming for home. Don’t floss, clean your ears, give yourself a manicure, put on make-up or clip your nails at the office. Personal grooming should be done at home or at least in the bathroom.

Demonstrating workplace courtesies, it’s not about simply being nice, it’s about the effect you have on your colleagues and your workplace. Incivility makes people less motivated and decreases work performance whether you are the one experiencing the incivility or witnessing it. Being unaware or uncaring of your behaviour will eventually create an unproductive, toxic and hostile environment. There's no excuse for discourtesy in the workplace. Ralph Waldo Emerson said, “there is always enough time to be courteous.” Take the time. Be mindful of it. The results — a productive, pleasant, creative, helpful, happy and healthy workplace for everyone.

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Les participants le disent…


« Vraiment une formation extraordinaire, et habituellement, je suis très critique! Tout le personnel devrait suivre cette formation, il y aurait un gain d’efficacité! »

Ville de Québec

Témoignages des participants

…et nos clients aussi!

« C’est avec un grand professionnalisme que l’entreprise a offert une formation attrayante et de qualité à nos employés. Nous sommes particulièrement satisfaits des résultats obtenus grâce à cette intervention et il nous fera plaisir de retravailler avec Solutions & Co. dans l’avenir. »

Xavier Aymé, Chef des opérations | Mercator Canada Inc.

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