Je passe mes étés en Italie.
Et ce qui me fascine n’a rien à voir avec les paysages ou la cuisine —
même si, soyons honnêtes, rien ne surpasse la mer Méditerranée ou un espresso pris au comptoir d’un petit café.
Ce qui me marque à chaque fois, c’est le rythme.
Là-bas, tout semble se faire avec un certain respect du temps.
Pas le temps qui presse, mais celui qui façonne.
Observez simplement un artisan faire de la poterie dans une ruelle.
Ou un pizzaiolo faire une ‘Margherita’ ou une ‘Napoletana’ sur son comptoir.
Ils prennent leur temps.
Ils pétrissent, ajustent, observent, puis reprennent.
Chaque geste semble avoir un poids, une histoire, une intention.
Rien n’est précipité — mais tout avance, lentement, sûrement, avec une précision presque méditative.
Et à chaque fois, je me dis :
Au travail, nous parlons souvent de performance et d’efficacité.
Eux parlent de maîtrise, de présence, de soin.
Deux logiques différentes… mais pas incompatibles.
Ce que les artisans m’apprennent sur l’efficacité:
- La qualité ne naît pas de la rapidité, mais de la présence dans l’action.
- Faire les choses avec soin, c’est une forme de respect — pour soi, pour les autres, pour ce qu’on crée.
- Et parfois, ralentir, c’est encore le meilleur moyen d’avancer.
Dans mon souci d’efficacité, j’essaie d’y intégrer un peu de cette lenteur :
- Relire un texte avant d’envoyer.
- Prendre un instant avant de trancher.
- Accorder à chaque geste le temps qu’il mérite.
Et si, au fond, l’efficacité consistait moins à en faire plus…
qu’à faire mieux, avec intention — et fierté ?
𝘍𝘦𝘳𝘷𝘦𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵,
𝘈𝘭𝘦𝘴𝘴𝘢𝘯𝘥𝘳𝘢