Organisme Formateur agréé par Emploi-Québec - Agrément # 0057911

Le blogue de Solutions & Co.

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Un moment propice à une prise de conscience…

Lentement, mais surement, les cendres se redéposent par terre… Une fois qu’on s’est épousseté, que nos bleus disparaissent lentement… Avant de se projeter de nouveau vers le futur, il serait sage de prendre un moment pour se voir clairement et objectivement à travers l'introspection, la réflexion et la rétroaction. N’est-ce pas un moment propice à une prise de conscience ?

J’ai toujours une réticence à parler de conscience de soi. La langue française rend le concept ésotérique, abstrait, évoquant quasiment l’occulte. On s’imagine déjà en train de flotter dans le néant, la tête dans les nuages, nos pieds bien loin de la terre ferme… La représentation de cette notion est tellement plus éloquente en anglais – « Self-Awareness » – précise, concise, concluante ! Mais la terminologie exacte en français est « conscience de soi » ; je vais donc mettre les mains à la pâte et faire de mon mieux pour la démystifier et l’amadouer.

Définition

Qu’est-ce que la conscience de soi…?

C’est la capacité de regarder en soi et de reconnaître avec précision ses propres émotions, pensées et valeurs.

C’est la capacité de reconnaître leur influence sur le comportement.

C’est la capacité d'évaluer avec précision sa personnalité, son individualité, son caractère, ses sentiments, ses motivations, ses désirs, ses forces et ses limites.

Ce que cela veut dire…

La conscience de soi est votre capacité à percevoir avec précision vos propres états intérieurs et vos émotions et à en rester conscient lorsqu'elles se produisent et reconnaître leur impact sur votre vie.

En bref : c’est la capacité de se connaître, de connaître ce que nous ressentons et pourquoi.

Les recherches de Tasha Eurich (2017) lui ont permis de constater que « si 95% des gens pensent qu’ils sont conscients de soi, le chiffre réel est plus proche de 10 à 15% ». Selon elle : « Non seulement nos évaluations sont souvent erronées, mais nous sommes généralement de terribles juges de nos propres performances et capacités. »

Elle décrit deux types spécifiques de conscience de soi:

  • Conscience interne de soi – La façon dont nous nous connaissons : une compréhension intérieure de nos passions et aspirations, forces et faiblesses, nos valeurs, etc.
  • Conscience externe de soi – Comprendre comment les autres nous perçoivent avec ces mêmes facteurs et se comprendre de l'extérieur.

Pourquoi est-ce important…

Le Dr Travis Bradberry, auteur d'Emotional Intelligence 2.0, décrit la conscience de soi comme l'une des principales composantes de l'intelligence émotionnelle. La conscience de soi est « autonomisante » car elle vous arme de connaissances et vous permet de faire de meilleurs choix – de changer ou de grandir.

Daniel Goleman, l'auteur du livre Emotional Intelligence, l'a identifiée comme la première des cinq compétences qui composent l'intelligence émotionnelle. Sans conscience et compréhension de nous-mêmes, et un sens de soi enraciné dans nos propres valeurs, il est difficile, voire impossible, d'être conscient et de réagir aux émotions des autres.

La conscience de soi aide à…

  • Identifier les lacunes dans nos compétences professionnelles, ce qui favorise leur développement
  • Trouver les situations dans lesquelles nous serons les plus efficaces
  • Prendre des décisions
  • Faciliter la gestion du stress et la motivation de soi et des autres

La conscience de soi est importante : en ayant une meilleure compréhension de nous-mêmes, nous sommes capables de nous identifier et nous affirmer en tant qu'individus uniques et séparés. Nous sommes ensuite autorisés à apporter des changements et à tirer parti de nos forces ainsi qu'à identifier les domaines dans lesquels nous aimerions apporter des améliorations.

Êtes-vous aussi conscient de vous-même que vous le pensez (ou l'espérez) ?

Pour développer la conscience de soi, vous devez savoir vous poser les questions importantes[i]... Avec cette vérité vient le pouvoir. Alors demandez-vous :

● Ai-je clairement défini les valeurs qui expriment ce qui est le plus important pour moi ?

● Est-ce que je sais ce que je veux de la vie ?

● Puis-je décrire mon environnement de travail idéal ?

● Qu’est-ce qui est le plus gratifiant pour moi ?

● Dans quels types de situations je me sens le plus satisfait ?

● Mes valeurs déterminent-elles mon approche du monde ?

● Quelles activités me procurent le plus de joie ?

● Puis-je généralement prédire comment je me comporte dans une situation donnée ?

● Mes objectifs professionnels et personnels sont-ils clairs ? 

● Lorsque j’échoue à quelque chose, puis-je généralement comprendre où j’ai échoué ?

● Dans une situation donnée, suis-je capable de donner une évaluation objective de mes performances ?

● Est-ce que je connais l'impact de mes actions sur ceux qui m’entourent ?

● Lorsque j’interagis avec des gens, est-ce que j’examine la façon dont ils me répondent?

Cette compétence (car elle est une compétence) est probablement la plus difficile à maîtriser et certainement la plus laborieuse à développer. Étant intangible, et un peu mystérieuse, les gens ont tendance à vouloir passer par-dessus pour arriver à des compétences plus pratico-pratiques. Ils n’y voient pas de nécessité, et pensent même que c’est une vraie perte de temps.

Mais 20 ans en tant que formatrice m’ont enseigné que toute personne qui ne s’investit pas à se connaître, à se découvrir, à faire une introspection approfondie, à identifier ses forces et ses faiblesses, briser des paradigmes et adopter les comportements nécessaires à un épanouissement de longue durée, ne réussit pas ! En résistant à cette étape on ne fait que bâtir une maison sur des fondations affaiblies… Et à la première tempête… Tout s’envole ! Dès qu’un obstacle à l’atteinte de nos objectifs survient, dès que quelque chose d’imprévu survient… Tout tombe en mille morceaux.

Avant de se projeter de nouveau vers le futur, il serait sage de prendre un moment pour se voir clairement et objectivement à travers l'introspection, la réflexion et la rétroaction.

C’est probablement à cette étape qu’on peut distinguer les gens qui prennent les moyens pour se réaliser et augmentent leurs chances de réussite de ceux qui croisent leurs doigts et espèrent réussir.

Une chose est certaine : VOUS êtes le facteur déterminant de vos succès ! Se comprendre est donc primordial.

[i] INSIGHT By Tasha Eurich

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Naviguez dans des conversations difficiles avec empathie lors d’une période de tension

Les conversations difficiles …  On les redoute, on les reporte parfois, mais il faut bien les avoir un jour.  Les discussions difficiles font partie du quotidien, surtout en situation de crise.

Lorsque les tensions sont fortes, il est facile qu’une conversation glisse dans une direction que vous que vous ne souhaitiez pas. Vous pourriez vous retrouver à essayer de prouver que vous avez raison, plutôt que d'écouter et d'essayer de comprendre la situation sous un autre angle. Vous pourriez vous retrouver à parler trop vaguement pour éviter d’offenser, conduisant à la confusion et à des attitudes passives-agressives. Vous pourriez également formuler vos points d'une manière blessante parce que vous ne vous êtes pas donné le temps de vous recentrer.

Parce qu’elles recèlent souvent des enjeux majeurs et sont émotionnellement chargées, ces discussions pourraient mettre votre confiance et votre influence à l’épreuve. Mais elles sont aussi l’occasion de faire valoir certaines de vos habiletés comme l’écoute, l’empathie et l’ouverture.

Il est possible de transformer cette conversation difficile en une opportunité de création de relations. Voici quelques suggestions …

Travailler avant tout sur soi-même

Avant d'entamer la conversation, posez-vous quelques questions :

  • Qu'espérez-vous vraiment réaliser au cours de cette conversation ? Quel est le résultat escompté ?
  • Quelles sont vos hypothèses sur les intentions de cette personne ?
  • Êtes-vous plus émotif que la situation ne le justifie ?
  • Comment votre attitude influence-t-elle votre perception de la conversation ?
  • Quels sont vos besoins et vos craintes ? Avez-vous des préoccupations communes ?
  • Comment avez-vous contribué au problème ? Comment l'autre personne y a-t-elle contribué ?

Après avoir réfléchi à ces questions, il est temps de passer à l'action.

Débuter la conversation

Introduisez le sujet de façon neutre. Ne passez pas directement à la résolution de problèmes... La chose la plus importante à garder à l’esprit est de créer un environnement sécuritaire pour que l’autre personne soit expressive et non défensive.

Indiquez clairement que vous voulez entendre leur opinion et que vous n'avez pas l'intention de les sermonner. On ne veut pas que la personne se ferme dès le début de la conversation.

Comment commencer ?

  • Je voudrais discuter de quelque chose qui, je pense, nous aidera à travailler ensemble plus efficacement.
  • Je veux parler de _____ , mais je voudrais d'abord obtenir ton/votre avis.
  • Je pense que nous avons des opinions différentes sur ____ . Auriez-vous le temps d’en parler ?
  • Je voudrais voir si nous pourrions parvenir à une meilleure compréhension de _________ . Je veux vraiment entendre vos sentiments à ce sujet et également partager mon point de vue.

S’enquérir

Commencez avec un état d'esprit curieux. Cultivez une attitude de découverte et de curiosité. Imaginez que vous ne savez rien et essayez d'en apprendre le plus possible sur votre interlocuteur et son point de vue. Posez des questions ouvertes pour chercher à comprendre la situation et essayez d'en savoir plus sur le point de vue de l'autre. Apprenez à connaître les priorités de votre interlocuteur et n'essayez pas de vous précipiter vers la partie de la conversation où vous pouvez parler.

Exemple :

  • Qu'est-ce que tu penses ?
  • Ton comportement à l’égard de tes collègues a changé. Que se passe-t-il ?
  • Je me demande ce que vous pensez de ce qui s'est passé. Voulez-vous partager ?

Écouter

L'écoute aide à diffuser tout conflit ou toute conversation difficile. Lorsque nous sommes influencés par des émotions négatives, nous avons tendance à cesser notre écoute. Mais toute conversation dans laquelle les deux parties s'écoutent mutuellement peut rationaliser le flux de communication.

Laissez votre interlocuteur parler jusqu'à ce qu'il ait terminé. N'interrompez pas, sauf pour valider la compréhension. Essayez d'en apprendre le plus possible dans cette phase de la conversation. Résistez à l'envie de corriger ou de vous défendre. Laissez-le finir de parler en premier. Attendez votre tour.

Écouter l’autre n’est pas si facile. Il faut le laisser parler, sans l’interrompre. Pour bien comprendre son point de vue, posez des questions ouvertes, mettez-vous à sa place, invitez-le à résumer vos échanges et reformulez ses propos en lui demandant son assentiment. Vous éviterez les dialogues de sourds et l’empathie dont vous faites preuve vous permettra de trouver une solution durable, partagée et satisfaisante pour les deux parties.

Reconnaître

La reconnaissance signifie montrer que vous avez entendu et compris. La reconnaissance peut être difficile si nous l'associons à l'accord. Signalez que vous reconnaissez (ou du moins que vous essayez) leur point de vue, même si vous n'êtes pas nécessairement d'accord.

Empathiser - N'oubliez pas que vous n'êtes pas obligé d'être d'accord avec ce que dit l'autre personne. Vous reconnaissez simplement que vous comprenez ce qu'ils ont dit. Dire "cela semble vraiment important pour vous", ne signifie pas que vous êtes d’accord avec la décision de l’interlocuteur.

Paraphraser - On ne vise pas ici à reproduire mot pour mot ce que la personne nous a communiqué. On cherche plutôt à résumer en moins de mots ce qu’elle nous a partagé, y compris l’émotion qu’elle dégage. Paraphrasez ce que votre interlocuteur a dit et demandez-lui de valider votre compréhension.

S’affirmer

Lorsque vous sentez que votre interlocuteur a exprimé toute son énergie sur le sujet, c'est votre tour. Clarifiez votre position sans minimiser la sienne.  N’oubliez pas de transformez les déclarations en « vous » en déclarations « Je ». Vous êtes l'expert de vos propres sentiments. Vous n'êtes pas l'expert de leurs sentiments, de leurs intentions ou de leur vie. Partagez ce que vous savez de vous, comme l'impact du comportement de l'autre personne ou de la situation.

Exemple: Transformez « Vous êtes insultant » en « Je me sens blessé ».

Faire une pause si nécessaire

Si vous sentez que les émotions augmentent, vous pouvez faire une pause !

Exemple: « Je viens d'entendre beaucoup de choses qui m'ont surpris, je voudrais un peu de temps pour m'asseoir et me calmer un peu. Cela vous dérange-t-il si nous prenons une pause et revenons dans une demi-heure (ou demain) ? »

Résolution de problème

Maintenant que vous avez tous les deux eu votre tour, vous êtes prêt à que l’on cherche ensemble des solutions pour améliorer la situation. Demandez l'avis de l'autre personne et prenez le temps de reconnaître ce que vous aimez dans ses suggestions. Lorsque vous faites des suggestions, gardez à l'esprit ses priorités et essayez de tirer parti de ses propositions.

Demandez à votre interlocuteur ce qui, selon lui, pourrait fonctionner. Quoi qu'il dise, trouvez quelque chose que vous aimez et construisez dessus. Si la conversation devient contradictoire, retournez à l'enquête. Demander le point de vue de l'autre crée généralement la sécurité et l'encourage à s'engager.

Il s’agit ici d’évaluer la faisabilité des options, de discuter. Parfois, cela amène à chercher d’autres options parce que la première n’est pas réaliste. Il faut rester calme, en mode écoute active, porter attention à l’autre pour être certain qu’il est également en mode d’écoute active.

Puis, entendez-vous sur une solution et décidez ensemble d'une prochaine étape sensée. Donnez-vous un délai pour réviser ensemble la situation. Faites les suivis nécessaires et documentez au besoin.

En conclusion …

Même si vous ne pouvez pas dicter le résultat d’une conversation difficile, vous pouvez contrôler la façon dont vous naviguez dans le processus. Lorsque nous sommes stressés, nous ne sommes pas toujours au meilleur de nous-mêmes. Mais, comme toute compétence acquise, vous pouvez vous préparer à une situation stressante et être prêt à vous présenter comme vous l'avez soigneusement planifié.

Bon succès!

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Gérer ses émotions en période d'incertitude et de chaos

Des circonstances de grande incertitude - comme la crise actuelle - peuvent nous amener à nous sentir déstabilisés et anxieux. Nos émotions et nos pensées nous empêchent alors de nous considérer en contrôle. Dépenser tant d'énergie à essayer de gérer ces émotions nous fait souffrir.

Heureusement, nous avons tous la capacité de nous prémunir contre des circonstances extérieures, en renforçant nos propres ressources internes. La régulation émotionnelle nous permet d'exploiter ces sentiments et ces pensées à notre avantage.

Réguler vos émotions, c’est travailler avec toutes les émotions que vous pourriez ressentir afin de revenir dans un état où vous serez capable de faire de votre mieux. Plus nous sommes stables émotionnellement, mieux nous sommes équipés pour rester calmes lorsque des défis surgissent.

La régulation émotionnelle ne consiste pas à faire semblant d’être heureux tout en supprimant tout sentiment négatif. Il s'agit plutôt de reconnaître ce qu’il se passe émotionnellement pour vous, et de travailler avec ces sentiments identifiés, afin d'être libre de choisir votre réponse à une situation sans que les émotions ne vous contrôlent.

Voici par où commencer :

Comprendre la biochimie

L'état opposé de « rester calme » est celui de « attaque ou fuite », une réaction physiologique qui se produit en réponse à un événement perçu comme nuisible, une attaque ou une menace à la survie.

La réaction commence lorsque l'amygdale (une structure en forme d'amande où votre cerveau traite la mémoire et interprète les émotions) voit une situation comme une menace. Cette perception amène votre cerveau à sécréter des hormones qui indiquent à votre système nerveux de préparer votre corps à prendre des mesures drastiques. Votre souffle devient rapide, votre corps inonde vos muscles de sang, votre vision périphérique disparaît, etc.

Puisque ni le combat ni la fuite ne sont appropriés dans les situations quotidiennes, votre corps ne se libère jamais de sa tension. Cette tension dans votre corps indique à votre cerveau qu'il y a une menace, votre cerveau réagit, vous vous retrouvez avec votre cerveau et votre corps dans une boucle de rétroaction… Et vous êtes épuisé !

Soyez conscient de vos déclencheurs

Nous ne pouvons pas fuir tout ce qui nous dérange, mais nous pouvons prendre conscience des situations qui déclenchent des émotions indésirables. Plus vous êtes conscient que c’est un déclencheur, plus vous pourrez le contrôler ! Si possible, essayez de minimiser l'exposition à ces choses qui vous dérangent, sans vous isoler complètement. N'oubliez pas qu'un petit inconfort est bon pour la croissance.

Ne réprimez pas vos émotions

La recherche montre qu'à long terme, réprimer les émotions négatives ne fonctionne pas aussi bien que les transformer en les reconnaissant et en les exprimant.

Étiquetez les émotions

Pour vous calmer et rester calme, vous devez interrompre cette boucle de rétroaction. Vous pouvez réduire les signaux « attaque ou fuite » de votre amygdale si vous attribuez des noms ou des étiquettes aux émotions que vous ressentez. Réfléchir sur vos sentiments et les étiqueter peut aider à calmer l'amygdale, vous permettant de sortir du mode « attaque ou fuite » et de libérer de l'énergie pour réfléchir plus clairement au problème en question, plutôt que de vous inquiéter.

Arrêtez vos pensées

Saviez-vous que les recherches indiquent que vous pouvez arrêter le flot de pensée négatif en disant « Arrêtez! » ? La prochaine fois que vous remarquerez que vos pensées débutent leur descente en spirale, essayez-le !

Réétiquetez vos émotions

À ce stade, vous avez interrompu la boucle de rétroaction. Dans cette étape, vous éliminez l'élan émotionnel qui a créé la réponse de « attaque ou fuite ».

Parcourez la liste des émotions que vous avez identifiées à l'étape précédente et attribuez-leur des étiquettes positives plutôt que négatives. Par exemple: Peur | Anticipation, Inquiétude | Préoccupation, etc.

Lorsque vous réétiquetez vos émotions, vous utilisez des parties contrôlables de votre cerveau pour convaincre votre amygdale que ce n'est pas une situation de « attaque ou fuite » mais plutôt une situation de « rester conscient et vigilant », ou même une situation de « s’asseoir et en profiter ».

Tandis que vous continuez à garder les émotions réétiquetées dans votre esprit, notez la vitesse à laquelle votre cœur bat. Vous constaterez qu'il revient progressivement à un rythme normal. Vous avez retrouvé le calme.

Pratiquer l'autocompassion

L'autocompassion consiste à nous offrir de la compassion : confronter nos propres souffrances à une attitude de bienveillance et de gentillesse, sans jugement. Apprendre à pratiquer l'autocompassion peut être aussi simple que vous rendre compte de la compassion que vous montrez envers les autres. Essayez de vous souvenir d'un moment où l'un de vos amis proches traversait une période difficile. Comment lui avez-vous répondu ? Pensez maintenant à un moment où vous étiez dans une situation similaire. En revanche, comment avez-vous réagi par rapport à vous-même ? À l'avenir, lorsque vous serez confronté à une crise, essayez de vous traiter comme vous traiteriez un ami. Comment pensez-vous que les choses pourraient changer si tel était le cas ?

S'il est vrai que contrôler nos émotions n'est pas toujours facile, rappelez-vous que votre point de vue se résume à l'histoire que nous nous racontons lorsque les choses ne vont pas tel que nous le souhaitons.

Défiez vos hypothèses !

Ne vous inquiétez pas si toutes ces techniques vous semblent difficiles ou insaisissables pour le moment : à force de les pratiquer, elles deviendront plus faciles. Au fil du temps, votre pratique changera, afin que la régulation émotionnelle devienne votre réponse automatique lorsque les temps deviennent difficiles.

Bon succès !

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Optimisme – en temps de crise…

Pourquoi écrire sur l’optimisme alors que nous sommes en pleine crise mondiale et que les gens sont manifestement craintifs et inquiets ?

La recherche en neuroscience et en psychologie montre clairement que, dans ce genre de situation sous haute tension, le niveau d’anxiété de tout le monde augmente, ce qui active la partie du cerveau qui traite les menaces — l’amygdale — et vole les ressources du cortex préfrontal, qui lui est responsable de la résolution efficace des problèmes.

Le présent est sombre, l’avenir semble menaçant. Que faire ? Que penser ?

Je vous invite à ne pas sombrer dans le pessimisme… C’est un gaz silencieux et inodore qui nous empoisonne. Comme le disait Goethe : « Le pessimiste se condamne à être spectateur ».

Cette période est chaotique, on comprend dès lors que chacun ait du mal à être optimiste.

Votre attitude est un facteur crucial en ces temps difficiles, le maintien d’une perspective positive devient donc important… Les résultats sont optimisés lorsque le cerveau est positif.


L’optimisme… C'est quoi ?

L’optimisme ne consiste pas seulement...

...À être positif — être positif tout le temps, surtout dans des moments comme ceux-ci, est irréaliste.

… À tomber dans la naïveté — formuler des incantations et des phrases magiques est illusoire. Loin de cette pensée magique, l’optimisme n’est pas une illusion.

Être optimiste est tout un défi : celui de vous inspirer et d’inspirer les autres autour de vous à se comporter intentionnellement au sujet de l’avenir. C'est être capable de faire face aux aspects obscurs de la réalité. C’est concilier réalisme et pensée critique. C’est une intelligence positive que certains appellent « opti-réalisme ».

L’optimiste est intelligent : il planifie, tient compte des critères d’efficacité, utilise ses ressources personnelles et son intelligence.

Notre nature humaine est d’être optimiste. Autrement, nous ne pourrions ni grandir, ni apprendre à marcher, ni tomber amoureux ou tout simplement acquérir quelconque compétence.

L’optimisme est un élan, une force vitale qui nous pousse à aller de l’avant, à obtenir et à conquérir.

L’optimisme doit simplement être activé, canalisé, puis utilisé.


Optimisme vs Pessimisme

Le pessimisme est utile lorsqu’il est mis au service d’un optimisme réaliste.

Être pessimiste nous oblige à prendre en considération les contraintes, les difficultés, les obstacles et tous les facteurs d’échec possibles, sans les ignorer ni les minimiser.

Être pessimiste, c’est faire preuve d’initiative, de créativité, d’imagination, ce qui nous permet de mobiliser toutes nos ressources. Écoutez cette voix intérieure méfiante : tenez compte de ses avertissements, restez alerte, et pensez à comment réussir malgré les pièges.

La différence entre les optimistes et les pessimistes ? Les optimistes prennent plus de décisions pour se protéger contre les risques annoncés ; ils sont convaincus que leurs actions peuvent influencer leur destin, et non qu’ils sont victimes d’une quelconque fatalité !

Les optimistes croient que « agir » aura des conséquences plus bénéfiques que « laisser faire ».


Être proactif plutôt que réactif

Le comportement proactif – développer une stratégie, faire un choix, agir et en prendre la responsabilité – est toujours plus positif (en termes d’image de soi, de confiance et de vision pour l’avenir) que le comportement réactif.

Notre côté réactif est plus instinctif, il est dirigé par notre cerveau reptilien, qui déclenche nos mécanismes de défense. Il n’est pas rationnel. Bien qu’il soit bon de chercher l’opportunité cachée dans chaque difficulté, il faut le faire de façon proactive plutôt que réactive.

Il est important de prendre le temps de digérer la nouvelle situation et les émotions qu’elle déclenche. Trop de décisions sont prises hâtivement parce qu’elles sont motivées par l’instinct de survie ou par le désir de se propulser à une étape plus agréable.

Être optimiste signifie aussi accepter qu’il y ait des problèmes et des situations qui sont définitivement ou temporairement impossibles à résoudre.


Changez votre relation avec le stress

Ne soyez pas stressé par le stress.

Il est important de se rappeler que le stress a un avantage. Rappelez-vous les expériences de vie qui ont le plus façonné la personne que vous êtes aujourd’hui. Souvenez-vous que ces expériences ont très probablement impliqué un grand stress.

Le stress n’est pas seulement un obstacle à la croissance ; il peut aussi servir de carburant.

Le stress est une partie inévitable de la vie. Votre attitude à son égard peut cependant changer radicalement la façon dont il vous affecte.


Développer l’optimisme

Entraîner votre cerveau à être optimiste n’est pas si différent qu’entraîner vos muscles à la salle de sport.

La recherche sur la neuroplasticité — la capacité du cerveau à changer même à l’âge adulte — révèle qu’au fur et à mesure que de nouvelles habitudes se développent, notre cerveau se réorganise.

Être « Opti-réaliste » c’est :

  • S’efforcer d’opposer chaque peur ou obstacle à son antidote positif, afin de rééquilibrer la pensée rationnelle et les émotions.

  • Considérer les épisodes désagréables comme étant temporaires, propres à une situation donnée et liés à des raisons qui nous sont extérieures.

  • Développer l’endurance émotionnelle pour résister à ces temps difficiles.

  • Examiner à distance la situation et analyser chaque expérience.

Un bon réflexe est de tenir compte de la situation et de se demander :

  • Que puis-je faire maintenant ?

  • Qu’est-ce que cette situation m’a appris (sur moi, sur les autres) ?

  • Quelles améliorations puis-je apporter (formation, information...) ?

  • Quelles perspectives cette situation m’apporte-t-elle (changer mon modus operandi, attendre le bon moment...) ?

Cela vous empêche de vous considérer comme victime. Vous n’avez peut-être pas le contrôle sur la situation... Mais vous avez le contrôle sur la façon dont vous agissez... La maîtrise de vous-même !

Un court « exercice positif » par jour peut vous aider à développer votre optimisme et avoir un impact durable. Choisissez une activité qui correspond à un changement positif :

  • Notez trois choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant.

  • Interagissez positivement avec les gens, même de façon virtuelle.

  • Aidez un voisin, un collègue ou un ami.

  • Méditez à votre bureau pendant deux minutes.

  • Faites de l’exercice pendant 10 minutes.

  • Prenez deux minutes pour écrire dans un journal au sujet de votre dernière expérience la plus enrichissante.

  • Choisissez un stress que vous pouvez contrôler et trouvez une étape concrète aussi petite soit-elle pour vous aider à le réduire.

De cette façon, vous pouvez amener votre cerveau à un état d’esprit positif.

Les habitudes que vous cultivez, la façon dont vous interagissez avec les gens, la façon dont vous gérez le stress... C’est un bon départ pour mettre en œuvre des mesures afin d’accroître votre optimisme et maintenir ainsi un sentiment de bien-être.


Nous y voilà !

Nous sommes actuellement soumis à une dose excessive d’incertitude.

Les chercheurs en psychologie ont montré que l’intolérance à l’incertitude est une dimension fondamentale de ce qu’on appelle l’anxiété généralisée : cette tendance maladive à s’inquiéter de ce qui est incertain, imprévisible et incontrôlable.

Avant cet événement, nous vivions dans un environnement où nous exercions un certain contrôle.

Ce n’est plus le cas. Ce sentiment de contrôle est très important pour notre capacité d’action et notre équilibre émotionnel. Aujourd’hui, les seuils tolérables d’incertitude et de perte de contrôle peuvent avoir été dépassés, d’où notre difficulté à rester optimiste.

Pour traverser la crise, de nombreux efforts seront nécessaires ; l’un des plus importants est de renforcer notre optimisme.

L’arbre qui tombe fait toujours plus de bruit que la forêt qui pousse...

Pour redevenir optimiste, il faut prendre conscience de son environnement, pas seulement de ses problèmes... Et savoir écouter la forêt qui pousse !

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Supports visuels | Les avantages des outils analogiques à l'ère numérique

Avant de prévoir votre présentation PowerPoint pour votre prochaine présentation et négliger (voire oublier) les tableaux blancs et les chevalets à feuilles-mobiles, prenez le temps de lire ceci …

Les supports visuels

Les supports visuels aident l’auditoire à se souvenir des points clés, à clarifier les idées, à illustrer vos propos et à renforcer vos arguments. Ils donnent un certain rythme à votre présentation et simplifient ce qui est compliqué.

Les personnes qui utilisent des supports visuels sont souvent considérées mieux préparées, plus persuasives et plus intéressantes. Elles atteignent plus souvent leur but que celles qui en n’utilisent pas.

Des recherches ont effectivement démontré qu’un support visuel rend une présentation plus efficace, et une étude récente de l'université du Wisconsin démontre que des supports visuels peuvent améliorer l'apprentissage et la compréhension jusqu'à 200 %.

Un support visuel est un "support". Malheureusement, j’ai trop souvent vu des supports visuels être utilisés pour :

  • Impressionner l’auditoire (par des tableaux ou des graphiques trop détaillés)
  • Éviter d’entrer en interaction avec l’auditoire (en lisant mot par mot les diapositives)
  • Combler un manque de préparation du formateur! (en l’utilisant comme une béquille)

Mais c’est un autre sujet … Retournons à notre sujet initial : analogiques ou numériques?

Les avantages des outils analogiques

Les supports visuels viennent en différents formats : documents à distribuer, tableaux blancs ou de papier, maquettes, projections informatisées et médias électroniques, etc.

Chez Solutions & Co. nous utilisons encore les surfaces d’écriture statiques tels les manuels, les tableaux blancs et les chevalets à feuilles-mobiles lors de nos formations!

Ce qui fait vraiment des outils analogiques de merveilleux outils pédagogiques, c'est la façon dont ils sollicitent à la fois le corps et le cerveau lors du processus d'apprentissage.

Les études de la mise en correspondance cognitive ont montré que le processus physique de l'écriture et des diagrammes aide les gens à apprendre et à se souvenir de l'information. Utiliser une surface d'écriture comme un tableau blanc est à la fois kinesthésique et visuel, car l'acte d'écrire et de dessiner impliquent l'utilisateur physiquement et mentalement, ce qui favorise l'apprentissage.

Lorsqu’on passe en revue les idées de façon plus visuelle sous forme d'aller-retour continu, en temps réel et dans un même espace, on offre un niveau de lien social différent de celui proposé par la plupart des solutions numériques.

Bien utiliser les surfaces d'écriture peut faciliter le travail en groupe, améliorer l'engagement et favoriser la créativité et la résolution de problèmes. Incorporer les outils analogiques dans les salles de formation peut permettre aux participants de discuter, de communiquer, de partager leurs idées avec autrui et nous aider à se connecter aux autres, en encouragent la collaboration et la sociabilité.

Conclusion? Lorsqu'on exprime physiquement nos pensées et nos idées, que l’on révèle le contenu progressivement, nos cerveaux s'impliquent d'une façon qui libère plus de potentiel pour l’apprentissage, les idées, les solutions et la réflexion.

Lesquels sont les plus pertinents? Outils analogiques ou numériques?

Bien entendu, ce n'est pas une compétition entre les outils numériques et les méthodes analogiques. Le chemin idéal de la réussite n'est ni l'un, ni l'autre, mais de savoir sélectionner les supports appropriés afin de rencontrer les besoins de l’auditoire et pour atteindre son objectif.

Des études révèlent que 73 % des enseignants qui ont utilisé à la fois des outils connectés et hors ligne remarquent une augmentation de l'intérêt des étudiants (Center for Digital Education), et que 58 % des étudiants déclarent apprendre mieux dans un environnement d'apprentissage mêlant outils numériques et analogiques (ECAR auprès d'étudiants de premier cycle).

La force réside dans l’utilisation stratégique de vos supports visuels. Même si la technologie domine dans la majorité des environnements professionnels et des salles de cours modernes, les outils analogiques restent un outil important et efficace à ne pas négliger.

Quelle que soit l'aide visuelle que vous choisirez, ne la laissez pas dominer votre présentation. Même l’UNESCO nous rappelle que le numérique ne fait que soutenir la pédagogie et non la remplacer. Les aides visuelles servent à enrichir votre présentation; elles ne vous remplacent pas.

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Les participants le disent…


« Vraiment une formation extraordinaire, et habituellement, je suis très critique! Tout le personnel devrait suivre cette formation, il y aurait un gain d’efficacité! »

Ville de Québec

Témoignages des participants

…et nos clients aussi!

« C’est avec un grand professionnalisme que l’entreprise a offert une formation attrayante et de qualité à nos employés. Nous sommes particulièrement satisfaits des résultats obtenus grâce à cette intervention et il nous fera plaisir de retravailler avec Solutions & Co. dans l’avenir. »

Xavier Aymé, Chef des opérations | Mercator Canada Inc.

Témoignages des clients

Prêt à passer à l’action?

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